dimanche 25 mai 2008

Article pour les pieds.


Aha, il est tard, je me frotte les yeux. Je me frotte les yeux. Je me frotte les yeux. Trois fois. C'est vraiment une grosse blague. Les politiciens sont-ils des co-miques ou des co-nnards?
Nous ne cèderons pas à la pression de la rue, nous ne sommes pas des politiciens comme les autres, nous tiendrons le cap des réformes. Nous avons été élu démocratiquement - parce qu'ils parlaient bien - d'ailleurs c'est ça la démocratie médiatique d'aujourd'hui, le pouvoir aux parleurs- et cela nous offre tous les droits, nous allons conclure la grande marche vers la libéralisation, nous allons libéraliser l'éducation. Bientôt, ils libéraliseront l'armée. La grande blague, les pauvres dans la rue, on s'en tape. Libéraliser, c'est pas donner des libertés à tous, c'est en donner aux riches.
Je suis libertaire et pas libéral.
Et oui, monsieur le maire, je pense que libéral et socialiste, c'est pas compatible. Enfin, selon ma vision de libéralisme, car le libéralisme ce n'est pas la liberté pour tous, monsieur. Mais que vos confrères du par
ti vous le reproche, je leur rirais au nez.
Qu'ils ont long. Comme les bras, les bras longs.
Les politiciens sont tous corrompus.
D'ailleurs, le média aussi. Le gros complexe médiatique, il est entièrement moche. Oui monsieur, donnez la parole à Monsieur Tapie et ignorez les gens dans la rue, c'est ça donner des informations impartiales.
Que les gens soient moins bêtes, moins à l'écoute de la démagogie, prennent plus d'initiative, le pouvoir
il n'est en personne, il est en tout le monde, en chacun de nous, en toi comme en moi. Qui te contrôle hormis toi-même? Le politique peut-il choisir de ton avenir? Peuvent-ils choisir le devenir de la société à nôtre place? Okay, on est en démocratie, ils ont été élus, et alors? S'il y a plein de choses qui te feront agir de telle manière, personne ne peut choisir pour toi, les circonstances le peuvent, mais aucun humain ne peut choisir pour toi. Tes choix sont ta liberté.
Je suis en colère: tu vas pas te laisser faire. Ils veulent pas me laisser faire.
J'voudrais bien avoir les médias avec moi, avec nous.
Et organiser la révolution

Mobiliser la grande rébellion
Sur ce feu de joie, dansons
Ce début de joie fêtons.
Gracias, commandante.
J'avais eu une petite réflexion. Comment sortir de ce système et rester vivant? A chaque fois que tu consommes, il y a conséquence ailleurs, comme un effet papillon, depuis la mondialisation. Si tu consommes du Coca-Cola, dis toi que Coca sponsorise les JOs 2008. Si tu consommes du Nike, dis toi que l'exploitation des pays du tiers-monde, cay mal. Si tu consommes du pétrôle, tu pollues, tu exploites des pauvres immigrés exploités dans la péninsule arabique. Si tu achètes tes habits en coton, tu es un marché conquis par le Nord, pendant que le coton du Sahel croupit là-bas. Quand tu achètes des fraises, elles ont voyagé depuis l'Espagne et troué ta couche d'ozone. Si tu t'informes au Monde ou à France TV, tu renforces le pouvoir de grands groupes partiaux.
Chacun de tes gestes a des conséquences. Tout ce q
ue tu achètes, tout ce que tu consommes.
Enfoiré de capitaliste.
Pourriture communiste.
Consommer, consommer, consumer, il faut encore consommer.
Motivés motivés motivés, il faut rester motivés.

Mais qu'y puis-je, je m'enfonce.
Comme rebelle, tu l'annonces
Bonne nouvelle, ce messie
N'est personne, tu médis
Il s'écroule, relève le
Révèle leur ce secret
C'est cela, il le veut
Tu le veux et le sait

Dis leur, révolution.
But. When our wings are cut, can we still fly?
Stop trying to control everything and just let go.

2 commentaires:

François a dit…

J'ai ptête qu'un oeil mais au moins j'ai deux pieds moi.

Sasa a dit…

Tooooh.
Jackie is right.
Et je sais pas quoi écrire. C'est quasiment jamais arrivé. Horrible situation. Tant pis, j'écrirai demain. Demain est un autre jour, pfff.
C'est trop le pied (!) toi aussi t'as de l'Eludril. Et un Berstein et Milza. Et un cadenas, doré.