La petite pile en bas à droite se vide se vide se vide et mes doigts semblent comme glisser sur ce clavier, absorbés.
Et l’auto grise prolonge encore et encore sa course sur cette route toute aussi grise. Cette route écrasée sous les autos grises. Et l’auto grise prolonge sa course, sa route, elle file vers la montagne - grise. La pluie s’est levée, est tombée, a mouillé, embrumé. La route grise est mouillée, les voitures grises soulèvent des nuages épais de brume - grise. La pluie grise tombe, s’écrase brouillement sur le toit de la voiture grise. Un grésillement continu, continu, qui ne cesse que lorsque la voiture grise s’engage sous un pont - gris. A48.
Une voiture sous un pont? Mais qui l’aurait imaginé? Le dessous des ponts n’est pas pour les voitures. Le dessous des ponts est pour les hommes, écrasés sous la misère des hommes, produit de la richesse des hommes. Sous le pont et une bouteille à la main. Sous le pont et une bouteille vide à la main. Sous le pont endormi, une bouteille vide à la main. Endormi sous le pont. Affalé sous le pont. Tandis que sur les ponts, la bouteille est remplie et dorée. Sous le pont, endormi, une bouteille vide à la main, mais nous n’avons pas froid. Car nous n’avons pas à
avoir honte, cette vie n’est pas une honte, enfin. Peut-être avons-nous choisi, peut être n’avons-nous pas choisi. Mais nous n’avons pas honte, nous n’avons pas à avoir honte. Nous, nous, nous ne dégradons pas cette Terre, nous ne crachons sur personne, nous ne consommons pas, nous ne tuons pas, et nous montrons la vérité. Nous montrons la vérité, oui, nous montrons la société. Nous montrons la société, nous montrons la vraie société. Nous montrons la vérité et nous n’avons pas honte. Nous je jugeons personne, nous sommes en dessous, nous ne nous sentons pas supérieurs. Vous avez honte de nous, mais c’est que vous êtes bêtes, nous sommes les seuls dont personne ne peut avoir honte. Nous sommes les seuls à ne pas commettre le mal. LE mal. The evil quoi.Ouste, la société
DON’T LET ME HAAANGING ON THE TELEPHONE. FUCK IT FUCK IT FUCK IT FUCK IT DAMN IT MOTHERFUCKEEEEER. Héhé, lol mdr ptdr opter (putain je veux écrire XPTDR mais ce logiciel débile corrige à chaque fois et m’écrit opter, un mot dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence auparavant)
Ouuuuah, cette Lamborghini peut, en un intervalle de trois secondes seulement, passer de zero à cent kilomètres heure. C’est trop ouphe.
On m’avait conseillé de m’imaginer des histoires pour m’endormir le soir, quand j’y arrivais pas. J’ai tenté, mais finalement je me suis endormi encore plus tard que dans mes habitudes. Dommage. En tout cas j’avais une belle histoire dont j’ai oublié quelques passages (oui, je ne l’ai pas mise à l’écrit, je tentais de dormir, hein!) donc que je vais devoir redécouvrir.
Je me rappelle. Un peu, mais pas beaucoup en fait.
C’était l’histoire d’une feuille. Verte. Je sais pas de quel arbre provenait cette feuille mais elle avait des formes arrondies - ou angulaires - très harmonieuses. Comme ça dans l’immédiat je dirais que c’était une feuille de bouleau, mais qu’en sais-je? Donc cette feuille se promène, elle tombe dans un torrent, tumultueux, plein de hargne, un torrent enragé qui semble vouloir faire souffrir cette pauvre petite feuille innocente à peine séparée de son arbre. Pauvre feuille. Elle manque de se faire déchiqueté par les poissons affamés qui remontent le cours d’eau. Surement des saumons. Quoique je sais pas du tout quelle tête a un saumon, sauf dans mon assiette, découpé en belles tranches roses et appétissantes. Pauvre bête. Ainsi, cette feuille découvre les difficultés du torrent, elle découvre l’arrachement à son arbre. Arrachement? Je ne sais plus, peut être a-t-elle décidé de partir d’elle-même. Peut être le vent l’a-t-il emportée par son souffle. La feuille apprend finalement à profiter des courants de ce torrent changeant. Des courants changeants de ce torrent. Elle rencontre une baleine - une baleine dans une rivière? Et bah oui, okay, pas de questions, point barre. (._) - une baleine qui lui apprend comment remonter le courant, comment ne plus se laisser submerger par ces falaises d’eau écumeuse. Ces falaise d’eau écumeuses. La feuille rencontre un nénuphar - un nénuphar dans un torrent? Bref, point barre comme tout à l’heure, hein? ._ - et elle devient copine avec ce nénuphar et il est gentil et ils ont beaucoup d’enfants - des enfants nénuphars avec des fleurs, une plante magnifique comme un lierre géant sauf que la base est sur un nénuphar et que partout sur la tige y a des fleurs de nénuphar et des feuilles de bouleau. Des feuilles de nénuphar et des fleurs de bouleau.
But I find it hard to love you girl, when you are far away ay ay ay. I'm not trying to say that everybody wants to go. Oooh la, pretty pettycoat
2 commentaires:
Ce n'est pas A48 mais A84.
Ce n'est pas bouleau, mais deux l,o, t.
C'est la sée._
-A-
Le saumon, c'est pas bon. Et c'est pas gentil de tuer des animaux. J'aime bien les histoires, j'en connais des tas, comme Shéhérazade (en arabe c'est Sharzad) . La tienne est good, Renaranar. =)
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