On pourra toujours trainer nos considérations capitales.
C'est capital.
-Je sais pas si je cherche vraiment le bonheur, je l'ai déjà effleuré, je le sens, et pourtant je me dis tellement souvent que dans ce monde, trop triste, trop cruel, trop marqué par l'humain, c'est difficile de pouvoir effleurer le bonheur. Est-ce que j'ai déjà effleurer le bonheur?
-Ecoute. Quand tu aimes, tu es heureux, quand tu aimes infiniment, sans limite, tu es heureux.
-Pourtant j'aime. Je t'aime, je l'aime, et elle aussi, et lui aussi, et eux. Des fois je vois des gens, une enfant qui pleure, un vieil homme qui trébuche, un jeune qui lit et je les aime, sans limite, et je sais que je ferais tellement pour eux. Et je ne crois pas être heureux, car eux ne le sont pas.
-Rend les heureux.
-C'est dur.
-Tu es égoïste. Comme moi. Tu ne veux pas donner ton temps sans certitude d'y trouver le bonheur, tu ne te donneras pas entièrement, infiniment, sans limite, si tu n'y vois pas d'intérêt, si tu n'es pas sûr du retour. En fait tu n'aimes pas, tu ne te donnes pas sans intérêt.
-C'est dur, je voudrais tellement.
Il pleure.
-Ne pleure pas, tu es comme tout le monde, tu agis comme tout le monde, mais ils ne pleurent pas.
-Mais j'aime. Je suis sûr que j'aime. Mais pourquoi est-ce que je ne me donne pas, comme eux, comme l'Abbé, comme MLK, comme lui qui est mort au travail pour ses deux enfants? Et pourtant, j'aime, j'en suis sûr. Et je ne veux pas être comme tout le monde, je ne veux pas ne pas pleurer. J'ai peur.
-Je comprend tout. Je sais ce que c'est. Tu as peur de te donner car tu ne veux pas perdre l'avant, tu es conservateur. C'est normal. Va voir un psy, tu es déprimé.
-Non, je ne vais voir aucun psy, je ne suis pas malade, ces questions, celles que je me pose, sont vitales, et je pense que c'est amoral de ne pas se les poser. Je prefere être anormal qu'amoral. Je ne veux pas rentrer dans la norme, être de ceux qui évitent les questions, de ceux qui vivent une vie sans chercher à comprendre, de ceux qui ne se donneront pas par amour, de ceux qui donneront les autres par amour.
Il pleure, il dort, il meurt.
I see friends shaking hands, sayin' How do you do. They're really sayin' I Love You.
Sors de ces cauchemars, la crise passera, ou déconstruis toi, reconstruis toi.
Non, je ne sais pas qui je suis, et que celui qui se connait vraiment me jette la première pierre.
3 commentaires:
Se poser des questions, ça fait parfois mal (je parle en connaissance de cause =P). Mais c'est déjà mieux que de vivre une vie banale, où la perspective de bonheur est absente.
Les psy, je pense pas non plus que se soit la solution. De toute façon, il n'y que nous-même qui nous connaissons vraiment. Il faut parfois chercher les réponses dans son intérieur plutôt que de se fatiguer à aller chercher loin. Ça épuise pour rien...
Qu'importent les réponses, c'est les questions qu'on se pose qui nous construisent, l'incertitude c'est l'espoir, l'espoir c'est la vie. Dis-moi ce que tu te demandes, je te dirai qui tu n'es pas.
Aime et fais ce que tu veux.
All you need is love.
And keep wondering. <3
...
MA LETTRE, hein.
Quand je marche parfois, complètement paumé, sans vraie direction, qu'il fasse beau ou qu'il vente, je ne peux m'empêcher de croire que je vis le bonheur d'une certaine manière.
Le bonheur non pas dans l'abscence de questions qui apparaissent fondamentales, mais le bonheur comme surpassement momentané de la peur. Si la vie est une grande lutte contre le désespoir et la peur, le bonheur n'a que besoin de se trouver dans chaque moment de plénitude.
Nah!
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