samedi 24 janvier 2009

Sans queue, ni tête.

Je me réveillais, blasé, comme depuis 5 jours.
Le vent claquait dehors.
Alerte rouge.
Je me recouchais.

Je me réveillais. Blasé, comme quelques heures auparavant. Comme d'habitude, je mangeais. Je fumais. Je faisais de mon mieux pour ne pas penser.
Car au fond, au fond de moi je sentais un grand vide. Le soleil était parti depuis longtemps déjà pour moi. Depuis quelques jours.
L'attente se prolonge, l'attente horrible et inquiétante. Depuis le dernier rayon, j'avais trop peur de ne plus jamais sentir la douce caresse du soleil sur ma peau.

Dehors, la tempête avait cessé. Sorti, je sentais la fumée me passer dans les poumons. Le monde avait cessé de tourner. Je marchais. Une ligne électrique bloquait la route. Un pin était écrasé contre la façade de l'immeuble. Un autre arbre s'étalait dans la cour. La vie était arrêtée. Le silence était inquiétant, mais reposant. Appaisé, je me serais allongé là des heures si la noirceur ne s'était pas de nouveau imposé.

Coupé du monde.

J'écris sans sens, sans signification ni direction. L'encre sur mon poignet.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Wow.

-A-