mardi 17 février 2009

-Tais-toi, tu vas faire pleuvoir.
D'un coup, je devenais haineux. Je relevais doucement la tête, puis mes deux mains, la gauche accrochée au poignet de la droite. Un revolver apparaissait dans ma main droite, comme dans un rêve. Je la regardais, le regard assassin.
Son visage se figea subitement, comme je l'avais prévu. Je n'hésitais pas une seule seconde, j'appuyais sur la gâchette. Deux fois. Trois fois. Je n'entendais pas les détonations, j'étais sourd. Je la regardais, sa mine défaite d'avoir perdu. Elle s'effondra, sans que je n'en entende rien.
En un souffle, je laissais échapper trois mots, presque inconsciemment.
-Je suis libre.

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