vendredi 15 mai 2009

Ils s'étaient rencontrés là-bas. Immédiatement, dés le premier regard, il avait senti qu'il connaitrait un jour cette femme.
C'était en Afrique. Elle était de ces personnes qui s'étaient senties obligées de tout quitter puis de tout donner. Elle semblait être une habituée; il l'avait pensé lorsqu'il l'avait rencontrée, à ses phrases assurées.
Il l'avait d'abord croisée lors d'un rapatriement chaotique vers Paris, quand la guerre avait éclaté. Il ne l'avait pas encore rencontrée, mais, retiré, l'avait observée. Ses cheveux blonds et son assurance l'avaient séduit. Il avait aimé son silence, qu'il avait compris comme la marque du vécu, ce délaissement face au mot inutile et blessant. Il pensait alors la comprendre.
Deux ans après, ils s'étaient rencontrés, par hasard, lors de l'une de ses conférences. Ils avaient organisé cette mission. Ils avaient fait ensemble cette mission.
Il n'avait jamais rien ressenti de pareil pour une femme, il pensait la comprendre. Elle avait aimé cette amour et s'était attaché à cet homme qui tenait à elle. Elle l'aimait, et cette relation s'approfondissait peu à peu.

Ils s'étaient aimés les nuits les plus chaudes d'Afrique. Ils avaient jouis des nuits entières, mais leur relation ne s'était jamais arrêtée au sexe.
Un matin, il se réveilla seul. Sur la table, elle avait laissé "Je suis désolée, je t'aime trop. Ca m'effraie."

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