lundi 22 juin 2009

-C'est vrai ce que tu disais? Sur ta drogue? Qu'elle permet de faire le point?

-Oui, je pensais ce que je disais: avant, je filais tout droit, je croquais la vie et tout ce qui passait sans trop me demander ou me dire pourquoi. Je ne faisais jamais le point, je fonçais avec comme seul impératif celui de ne pas m'ennuyer, jamais. L'hallucination m'a permis de tout comprendre, de voir que je n'aspirais pas à cela. Elle m'a montré tout ce que je savais, qui au fond se cachait, tout ce à quoi je ne voulais faire face. Elle m'a montré un chemin et m'a posé face aux vrais choix.

-Je dois me retrouver face aux vrais choix. Jusque là je n'en ai pas le courage. Parfois, ma routine étudiante de passion et de débauche me convient totalement. Quand je ne m'ennuie pas, j'ai l'impression de vivre et me dis qu'au fond c'est cette impression qui est importante. Quand les cœurs se choquent, quand j'entends les larmes couler et sens couler les miennes, quand les mains se serrent et s'emprisonnent, quand les rires se mêlent, que les voix s'emmêlent. Et le reste est au service de cette vie. Je fonce tout droit. Je voudrais faire le point. J'aspire à plus grand. A construire quelque chose de grand et que j'aimerais.

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