Parle moi de Dieu, et on parlera.
Il regardait, le visage inquiet et crispé, derrière la grande baie vitrée. Les femmes en blanc s'affairaient. Elle avait commencé à souffrir quelques heures auparavant, et il l'avait alors emmené en urgence dans cet hôpital dans cette ville encore inconnue. Ils venaient d'emménager, ils s'aimaient plus que tout et ce déménagement était un nouveau départ.
L'immensité de la ville les avaient rapprochés, et aujourd'hui il se demandait ce qu'il deviendrait sans elle. Il envisageait tous les scénarios pour l'avenir. Quand elle n'était pas là, il avait toujours cette nature pessimiste. Un soleil pour l'avenir.
Il regarde toujours inquiet derrière la grande baie vitrée. Elle lui avait demandé de rester. Cette fois-ci, il était là pour elle. Moi, je ne saurais que dire. Il est là inquiet, face à la grande baie vitrée. Il souffre devant tant de sang et de douleur. Les femmes en blanc accélèrent, et le dos de l'une des deux l'empêche de regarder son visage.
Elle lui avait fait découvrir l'amour et le sourire face à l'avenir et maintenant il en a peur.
Dans un dernier grand cri, la souffrance et le sang cessent. On coupe le cordon ombilical.
Non, ne m'appelle pas par son nom.
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1 commentaire:
c'est bien de décrire l'accouchement à travers les yeux du père...j'aime beaucoup ton texte, en plus personne ne meurt.
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