Il était tout excité. A chaque bruit de la nuit, il relevait la tête à la manière d'un chien, et ses oreilles palpitaient une seconde. Ses chaussures noires et les frottements qu'il produisait dans les feuilles mortes, c'était le seul bruit en dehors de celui du noir.
Il s'assit une minute à l'une de ces tables de pique-nique que les familles utilisent les journées de soleil. Son souffle restait fort et calme, mais sa jambe gauche ne voulait pas cesser de bouger. Comme en classe, quand enfant il devait rester assis des heures sans bouger.
Il s'endormait et prit donc un rail de cocaïne.
Enfin il allait pouvoir rentrer, et revoir l'Angleterre. Quitter ce pays ou quoiqu'il faisait, malgré qu'ils se ressemblent en tout, il était un étranger chaque fois qu'il ouvrait la bouche. On s'attache et on s'en va; on t'aime et tu t'en vas. De toute façon il avait toujours rêver d'ailleurs, ou qu'il soit, cet éternel insatisfait. Il avait toujours voulu ce qu'il n'avait pas, et l'amitié des charmants inconnus, même quand il cherchait vainement à se satisfaire de la perfection de son entourage.
Alors il reprit un rail, se frotta un peu le nez, vérifia qu'il avait toujours ses 100 euros, et enterra le cadavre et les preuves.
Racaille ou bon élève, il faut choisir.
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1 commentaire:
Il est désespéré
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