samedi 9 août 2008

Apres les cours avec ma soeur on vend des bracelets deux pesos




La démocratie. Le pouvoir du peuple. Ca en jette. Le pouvoir du peuple au peuple, le pouvoir au peuple.

Mais en fait. Démocratie populaire, démocratie libérale, et autres républiques. Le pouvoir au peuple. Ca fait vingt ans qu’on nous enseigne que la démocratie populaire c’était le MAL. The Evil, the Devil.

Et la démocratie libérale, la république, dans les formes qu’on en connaît, ou est le pouvoir du peuple ? Ou est-il ? M’entend-il ? One more time it does not.

Parce que nos beaux pouvoirs populaires sont construits sur les rêves post-monarchie. A l’époque, c’était magique, le pouvoir n’appartenait plus au seul homme qu’était le roi. Mais au final, le pouvoir n’est jamais revenu au peuple.

Et je sais que tant de personnes l’ont déjà dit, redit, pensé, et écrit, mais moi je veux que ce soit moi qui écrit, wesh.

Nous vivons sous un régime de démocratie représentative. C’est là toute l’hypocrisie, le pouvoir est confié à peut-être un millier de personnes, qui proposent puis votent les lois, les appliquent, et les font appliquer. Ce millier de personnes se veut être le porte-parole du peuple.
En France, combien sommes nous ? 60 millions apeupwès. Explique moi comment 1000 personnes peuvent représenter 60 millions d’autres personnes complètement différentes. Et même si mes chiffres ne sont pas bons, l’idée reste là. Dans la chambreuh, y a des députés. Qui se branleuhhh touteuh la journée. La meilleure façon de lutter, c’est encore la nôtre, c’est de prendre des pavés, et de leur balancer. Comment ces députés en costard dans une salle d’argent, royale, peuvent ils parler pour ceux qui attendent des allocations ? Supposons qu’ils aient le cœur pur et soient gentils – ce dont on peut douter – comment peuvent-ils répondre aux aspirations de 60 millions de gens, des vieux, des jeunes, des cadres, des mecs en chemises moulantes, des tecktos, des littéraires, des intellos, des adeptes de la chaussure en cuir et des adeptes des tongs. Ou des adeptes des tongs en cuir. Surtout, comment des mecs dans une chambre d’argent peuve
nt ils représenter un peuple dans la rue ? Des mecs friqués à mort de la mort qui tue. Qui tuent.

En plus, d’où tiennent-ils leur légitimité ? Du vote, dirait-on. Le vote, c’est le fait de choisir le moins pire, ou encore de choisir celui qui parait le moins pire. Le vote, c’est le règne du paraître. En plus, tout n’est qu’abstrait, on te fait croire que ce que tu veux est une meilleur économie, un PIB nationale plus élevé grâce à une croissance prodigieuse, on te fait croire que tu veux une voiture qui sera à 100 km/h en trois secondes, on te propose ça dans une liste, un programme de campagne, on te promettra des choses, et tu voteras. Bêtement, presque. La démocratie représentative, c’est juste une couverture comme une autre pour ceux qui ont le pouvoir, c’est plus subtil et plus efficace que la dictature, ça passe mieux. Et là-haut, ils se battent pour le pouvoir dans des conflits politiques auxquels nous participons si souvent, donnant notre opinion si importante.

Qui sont les hommes au pouvoir, comment y sont ils arrivés. Ploutocratie, médiacratie, c’est ça la démocratie.

En attente d’idées à ajouter…

On passe à un autre sujet.

Je comprend pas bien la vie. Tu croises des gens, tu aimes des gens, tu les oublies.

Bref.

Le garçon rit. Il est mouillé, la mer est belle, sa sœur est belle, son amie de même, et ses deux frères. Il rit, le bateau est retourné, le ventre à l’air, la coque à l’air, Le ciel est bleu, est rouge, orange, jaune. Il est beau et rend rêveur. Mais pour une fois, le garçon ne regarde pas le ciel, il n’en veut pas au ciel, il ne rêve pas du ciel, il est heureux, il frissonne, il monte encore sur la coque, il tombe encore de la coque. Le sol n’est plus là sous les pieds, alors on se laisse porter. Et tous rient, et il aime.

Le garçon sèche. Il grelotte, il a froid, mais il rie, son amie rie, son frère rie. Ses lèvres violettes, ses poils redressés et ses dents claquantes. Il rie, remet un pull, chauffe, est heureux, même silencieux.

Il recourt à la mer, puis n’a plus pied, ressort ses pieds à la surface et les regarde. Se laisser porter, c’est si agréable. N’ayons l’air de rien, la mer est oublieuse, elle est la même pour tous, capricieuse pour tous, et quand tu n’as plus pied, tu es à elle. Ton avenir est à elle. Etonnez-moi. Et il regarde le ciel, ferme les yeux, monte à la crête de la vague, en descend. Et même seul, il se sent heureux, seul avec la mer, la mer dont il dépend maintenant. Il n’est plus responsable.

Il ressort, il a froid. Elle lui sourit, elle aussi lui sourit, il lui sourit, il le charrie. Le froid, c’est dur, ça fait perdre l’équilibre, ça rend le charriage facile. Et ils regardent ensemble les derniers rayons de la journée, les lumières rouges puis vertes.

Puis ils s’en vont, ils se séparent, ils repartent, et il se rappelle qu’on attend de lui.




La rage, boum les frontieres et les couleurs de cheveux et de peau et d'ongles d'orteil.
LA-RAGE-DU-PEUPLE. Et toi qui cherche la vérité sur ce monde. Only truth.
What if I were smiling?

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