jeudi 2 octobre 2008

Ah! dit le renard... Je pleure

J'en verse des larmes étonnantes, elles terrifient le ciel. Et les yeux de ces larmes vous regardent et vous pleurent. Mais peut-être qu'un jour, la Garonne et la Seine sauront confluer. Peut-être.

Je vais bien, ne t'en fais pas, surtout pas.


-Mais ou vas-tu, au final?

-Je ne sais pas, je cherche la carte et mon esprit.
On attend leur confrontation, ils doivent ainsi se confronter. Comme dans mes rêves.
-Explicite.

-Non.
-D'accord. Il faut la carte de ton esprit, c'est le code qui me fera comprendre. Qui nous fera comprendre.
-Voilà, pour me comprendre, pour comprendre ce que je dis, il faut la carte de mon esprit, il faut donc me connaître.
-Qui donc peut te connaître?

-Je ne sais pas. Pas même moi. J'ai vécu tellement d'expériences tellement différentes, avec tellement de personnes si différentes. Le seul lien entre toutes ces personnes, ça doit être moi.

-De quelles personnes parlons-nous?
-Tu sais bien. Les gens qui nous construisent. Les parents, mes frères, mes soeurs. Mes enseignants. Le Che, Saint-Exupery, Sartre, Baudelaire, Rimbaud ou Bertrand Cantat. Ou Camus, ou Zola. Jack London, Sean Penn ou Ulrich Meinhoff. Ou la télévision, et les politiciens. Et puis ceux que j'aime bien plus fort. Hugo, Thomas, Doriane, Louise, Steven, Laureline, Val, ou ...

-Stop, tu sais bien que tu énumères pour voir qui tu aimes, c'est bête de ta part. Si tu oublies quelqu'un, tu penseras l'avoir trahi. Mais c'est bête, tu sais bien que ça ne fonctionne pas comme ça. On n'énumère pas les gens qu'on aime, on les aime, c'est tout. Et ils t'ont tous construit, et tu aimeras encore et tu te construiras encore. Doit-on tous les réunir pour obtenir un être qui te comprenne entièrement?

-Je ne sais pas, je suis la réunion, dans un sens. Je suis le lien entre ces personnes. Je suis la réunion. Mais tu vois, moi même je ne pense pas me comprendre complètement. Je me comprend dans l'instant, peut être. Et encore. Je ne suis pas compréhensible. J'écris mais je ne sais pas ce que je veux dire, je veux exprimer cette incompréhension, vous la faire comprendre, mais comment faire comprendre quelque chose que soit-même on ne comprend pas.
-Tu te cherches.

-Qui a la prétention de ne pas se chercher? Qui fait l'erreur de ne pas se chercher? Il faut constamment se chercher, la quête est infinie. L'histoire nous détruit continuellement, et l'histoire nous construit sans fin. J'ai changé, je changerais.

-Cherches tu un point stable?

-Je ne sais pas, qu'est ce qu'un point stable? Une croyance, une idéologie? Un sentiment, un amour? En quoi sera-t-il stable, vu que ma perception en changera, ma perception de ce point stable ne sera plus la même? Rien n'est stable, la vie n'est que chamboulement de toutes les vérités, c'est à dire des perceptions du monde, de toutes les habitudes, des amitiés et des normes. La vie n'est qu'enchainements de nouvelles règles, au cours des temps.

-C'est sa beauté.

-Oui.
Je ne sais rien, je suis faible et je m'en fiche, laissez moi donc être faible.

Une chose est stable, je vous aime.
Et je me fiche de savoir si c'est important.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je trouve que tu aimes beaucoup.

-A-

Sasa a dit…

Bordeaux, c'est beau.
Une pâquerette triste, c'est mal.
Souris, Renaranarchou, sinon je me tristifie.