jeudi 11 décembre 2008

-Tu es qui?
-J'en sais vraiment rien, je t'emmerde, je n'ai pas besoin de cette identité, je n'ai pas besoin de m'identifier à vous ou à un groupe. Forcément j'ai des rapports avec eux, mais je ne suis que moi, ne cherche pas plus loin ou connais moi.
-Tu mens, tu es forcément attaché au groupe.
-Non. A mes amis, aux gens que j'aime, oui, mais je me fiche de ce qu'ils sont, des groupes auxquels il se rattachent. Et je suis attaché à l'humain en général, à ce groupe sans frontière. Même si j'en exècre certains.
-Qui?
-Les hypocrites, les politiciens qui nous disent changer le monde. Je ne crois pas en la politique. Ce n'est qu'un concours pour le pouvoir. Je ne crois pas au pouvoir. Ni exercé par des gens qui en ont soif, ni exercé par des gens sincères qui devront faire des compromis. Je veux la justice et changer le monde.
-Tu veux la révolution? Mais penses-tu vraiment que ça changera quelque chose?
-La révolution n'est qu'un débouché. Les choses ne changent pas du jour au lendemain. Mais la révolution, ce n'est que la crise, la fin ou la conclusion du changement. Je veux renverser ces hypocrites. Renverser ce régime. Renverser la société qui nous impose tant de normes. Buter les connards.
-Les connards. C'est trop facile comme expression. Pour moi les connards c'est autant ceux qui font le mal que ceux qui ne font rien contre.
-Oui, et j'en suis. Mais il faut les bouger. Enfin je parle beaucoup trop vite. Je veux juste que chacun prenne conscience qu'il s'impose des normes. Et je veux qu'ils arrêtent de me faire croire qu'ils vivent heureux ainsi. Quand on voit les crises, on n'y croit plus. Je veux qu'on renverse la société.
-Vivre sans contrainte, sans pouvoir, serait-ce vivre heureux?
-Non, le bonheur est surement une recherche individuelle. Quoiqu'il est contagieux. Il se fait dans la confrontation de l'individu au monde, dans son rapport au monde. Mais ne pas imposer de contraintes à l'individu, enfin le laisser libre, ou qu'il se libère, c'est peut être aider son bonheur.
-Je n'en sais rien et je suis fatigué.

Bisous.

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