mardi 30 décembre 2008

War. Fuck the system.

J'avais juste essayé de leur voler quelques pétales, aux étoiles dans le ciel. J'en suis désolé, je voulais juste faire mon Robin des bois. Vous voler quelques pétales pour illuminer et colorer le monde ici bas.
Pardon d'avoir juste essayé de vous voler quelques pétales.
Mais maintenant je peux écrire, décrire, m'écrire et vous écrire.


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Et le garçon pleurait, en tailleur par terre sur le chemin de terre. L'adulte l'interpella.
-Arrête donc de pleurer, leve toi, marche, et fais ce que tu as à faire.
-Tu es gentil, toi, le grand. Mais que dois-je faire? Qu'ai je à faire? Dois-je faire ce que je veux, au fond?
-Oui.
-Mais quel comique. Sais-tu ce que je veux, toi, l'adulte raisonné? Une famille, une vie stable?
-Oui, et j'ai été comme toi, ça m'a aussi fortement repoussé. Mais au fond tu sais bien, tu sais bien que ces buts sont honorables, beaux, naturels. Qui préféreras-tu du bon père aimant, qui permet à sa famille de prospérer et de vivre, dans un relatif et simple bonheur, ou du héros qui aura donné sa vie à changer le monde et qui n'en aura été qu'un de plus, lui qui aura tout sacrifié, entre autre sa famille?
-C'est difficile à dire. Je pourrais tant cracher sur l'un que sur l'autre. Mais les deux ont du faire des compromis. Moi je ne veux pas faire de compromis. Pourtant je devrais.
-Tu es jeune, tu veux tout.
-Oui, je veux tout, et c'est dur. Voudrais tu être éternel?
-L'éternité, j'ai bien peur que ce ne soit rien qu'une illusion, l'éternité ne peut être que l'ennui ou la chute éternelle. Je pense.
-Oui, ça c'est la vie éternelle. Mais moi, longtemps, et encore, je voudrais être un homme éternel, dont le souvenir, le bon souvenir, c'est préférable, serait éternel. J'ai déjà peur qu'on m'oublie, et c'est peut être ça qui fait l'égoïsme de ma volonté de tout changer, de tout améliorer.
-Crois tu pouvoir tout améliorer?
-Tu changes de sujet. Mais je ne suis qu'un nain, mais je veux me lancer de toutes mes forces dans ce combat. Pour l'instant je reste cloîtré et j'ai peur, mais peut-être qu'un jour je saurais m'élancer, me lancer. Je crois que je le dois. Si je n'y croyais pas, comment les choses pourraient-elles changer? Je crois en un monde meilleur, et en fait je veux vivre pour combattre pour ce monde.
-Tu veux vivre pour ce monde meilleur ou pour combattre pour ce monde?
-Je suis un peu perdu là dessus. J'ai peur de l'ordre, de la stabilité. En fait, je veux vivre pour le combat. La révolution, pour moi, c'est une fin.
-Je ne comprend pas. Tu veux l'instabilité permanente? Tu es destructeur?
-Non, ce serait trop égoïste. Mais comprend moi. Ce que je veux dire, c'est que dans un monde parfait, on s'ennuierait forcément. Quand rien n'est plus à construire, quand plus rien ne bouge, c'est que l'humanité n'est plus dans sa jeunesse, qu'elle a muri et qu'elle vieillit.
-Oui, et en fait, tu as peur que l'humanité se pose avec sa petite famille, qu'elle élève ses enfants et se perpétue gentiment.
-Exactement, même si ce but est louable, et que je me battrais pour, car c'est le plus juste. Il est juste, mais bien chiant, je le sens. Enfin, je dis ça car je suis encore jeune.
-Mais en réalité, ne t'inquiète pas pour ça. Je pense que le monde, que l'humanité ne se posera jamais. Si l'individu est capable de s'améliorer, de s'approcher du parfait, la masse humaine en est tout bonnement incapable à mon sens. L'humanité ne murira jamais. Elle restera toujours dans la jeunesse, en proie aux conflits intérieurs, comme toi, et ainsi l'ordre juste et chiant dont tu parlais ne sera jamais. Nous aurons toujours des idéaux pour lesquels combattre.
-C'est le combat éternel contre le mal, celui dont nous avons hérité. Dans ce cas pourquoi ce battre, s'il n'y a pas de fin?

C'est laid. Bisous.

1 commentaire:

Caroline L. a dit…

C'est pas laid, Chou. <3