Je me souviens.
J'étais enfermé, dans ce cube de métal terne. J'entendais le monde extérieur. Le son métallisé qui en provenait était strident; je l'entendais tous les jours; chaque minute, chaque seconde de mon existence était envahie et étranglée par ce son. Ce son, ce cri du monde, insupportable et insurmontable. Un cri de rage face à la douleur, désemparé et desesperé.
Enfermé dans mon cube, les sons déformés par les parois de métal, je ne comprennais pas le dehors. Je ne percevais que cette souffrance, trop intense. Elle me déchirait l'esprit et la chair. Etait-ce par altruisme, ou ne pouvais-je faire autrement? Etait-ce ma naiveté ou ma nature?
Je n'en sais rien. Je croyais avoir toujours vécu cela, je croyais que je vivrais toujours cela, que ce cri me percerait à l'infini. Toujours est-il que mon corps et mon âme en saignaient; la souffrance me plaquait au sol.
Et puis tu es arrivée. Tu as pansé mes plaies par ta présence, et je me suis relevé. J'ai entrouvert le cube de métal, ai glissé ma tête à l'extérieur.
Je n'ai pas oublié ce que j'ai subi et l'horreur du cri qui m'a déchiré des années durant. Mais aujourd'hui, mes plaies guéries, je peux me lever et regarder le monde.
Merci
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