
La mort n'existe pas. Respire, sens toi, car alors ce qu'il y a après la mort n'existe pas. Nous ne sommes rien, recroquevillés dans notre peur du lendemain, notre peur de tout perdre.
Jettons tout, nous n'aurons plus rien à perdre. N'en gardons que la vie ; la vie, c'est à dire toi et moi. Et puis enfin courrons, respirons l'oxygène, le vrai, synonyme de vie. Les yeux fermés ou pas, qu'en aurais-je à faire ; pour une fois je ne veux pas donner l'impression de vivre, je veux avoir l'impression de vivre, qu'on ait enfin des raisons de m'envier.
Je veux juste qu'ensemble on court à en oublier tout le reste, à en oublier que nous courrons, à en oublier ou nous sommes. Je veux qu'on puisse enfin courir les yeux fermés, et sentir la vitesse sur mon sourire. Sentir la vie au point de l'oublier. Se sentir puissant à en oublier que nous sommes faibles, des brindilles à la mer.
Oublié, le monde et la vie courante et ses soucis et ses problèmes. Retrouver enfin le soleil et le vent, et pouvoir dialoguer avec eux, comme avant.
Comme avant.
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