Si je ne te regarde pas, cela veut dire que tu es mort.
-Je ne vois rien, dit-il à son magnétophone. Ici, une caméra n'aurait même pas servi, le noir étant complet. Pourtant on aurait pu voir la crispation et la folle peur qui courrait sur son visage, les larmes qui coulaient.
-J'entend des bruits, des pas, des rires... La voix toujours tremblante. -Je sens un souffle froid dans mon cou, lâche-t-il entre deux sanglots.
La nuit tourne encore.
La pleine lune se lève ainsi que toutes les ombres tremblantes des arbres. Des ombres qui bougent et qui chuchotent.
Son coeur bat toujours plus fort.
-Il va m'arriver quelque chose. Je vois des choses.
-Une main m'a attrapé le cou toute à l'heure, j'ai couru mais je n'ai nulle part ou aller.
Son souffle tremblant, ses sanglots et les pleurs de la forêt et de ses ombres.
-J'ai vu une petite fille errer. J'en suis sûr. J'ai peur.
-Je vous ai aimé, ma famille. Désolé.
Ses yeux s'équarquillent de peur. Son coeur qui bat toujours plus fort, qui lui bourdonne aux oreilles, et l'adrénaline qui l'inonde. Il se sent dériver, et son coeur rendra l'âme de peur.
Mourir de peur.
Cinq jours après, on le retrouvera la tête contre les feuilles mortes et le visage blanchâtre.
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1 commentaire:
Encore un qui s'est promené dans des endroits bizarres...
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