mardi 7 octobre 2008

Aujourd'hui c'est la fête

Le ciel est bleu, l'herbe est verte, l'aube est verte, et je cours pieds nus. Je crois que je cours, et c'est ma vision du bonheur. Mais je ne suis pas sûr, je ne suis jamais sûr de rien. Ici, personne n'est sûr de rien, personne n'a encore découvert de dogmes à imposer aux autres. Personne n'a trouvé de quoi se faire la guerre. Nous n'avons plus besoin de vos guerres civiles. Ici, nous supposons. Il n'y a pas de vérité crue, ni soutenue par la majorité.
Et je cours pieds nus. La musique et le sourire me montent à la tête, je les prend dans mes bras. La main de ma cavalière contraste avec ma peau blanche. Ici, il n'y a plus de couleurs, ici, il y a des couleurs. Nous aimons aveuglément. Sans même entrouvrir les yeux. Car nous n'avons plus besoin de vos guerres haineuses et haïssables.
Et je cours pieds nus. Ici, j'ai le temps de courir, inutilement, futilement. Car ici, le temps n'est plus production. Le temps n'est plus profit. Le temps est temps de vivre. C'est fini, tout ça. Aujourd'hui, nous aimons. Ca suffit amplement. Ici, nous travaillons moins, mais nous vivons mieux. Nous construisons moins, mais nous vivons mieux. Car nous n'avons plus besoin de vos guerres économiques.

Et je cours pieds nus.

Courir pieds nus, comme ça, dans la prairie, comme ça, à l'infini. Se sentir. Et se rouler dans l'herbe. Et rire avec ceux que tu as pu croisé ta vie durant, rire d'eux, de toi et avec eux. Et puis fumer la prairie, et en rire.

J'ai des amis, sale niais. Mais prie pour moi, j'aime bien qu'on prie pour moi.

1 commentaire:

Sasa a dit…

Prie pour moi aussi, jeune inconnu.
Et toi de même, Paqchou.