mardi 20 janvier 2009

I read somewhere... how important it is in life not necessarily to be strong... but to feel strong.

Oui, et c’est pour ça que je vis, et sûrement pour ça que nous vivons. Car au fond, nous reconnaissons tous nôtre impuissance. Au fond, nous savons bien que nous ne sommes qu’un grain de sable de plus dans le désert, rien qu’un flocon de neige emporté dans la tempête.

Rien qu’un pas dans la neige qui bientôt disparaîtra.

Tous nos combats, tous nos amours, nos mains tenues, nos mains tendues, nos poignées de mains symboliques, tous les processus de paix et toutes les solutions trouvées disparaitront bientôt sous la neige. Tout sera couvert par de nouveaux problèmes.

Car oui, il n’y aura jamais de fin. C’est la nature, c’est le mouvement qui ne cesse jamais. Le combat infini. Quoique je fasse, que je tente de faire le bon, de changer le monde, de le libérer comme j’aurais pu en rêver, au final il ne restera rien de mes efforts. Et mes enfants fourniront les mêmes efforts, et il ne restera rien d’eux. Même toi, tu travailleras là-bas, à New-York, tu feras des choses biens, mais 20 ans après, on ne s’en rappellera plus, submergés sous d’autres histoires futiles. Alors pourquoi est-ce qu’on fait tout ça ? pourquoi est-ce que je passe tant de temps dans la rue ?

L’important, ce n’est peut-être pas le monde, c’est peut-être moi et mon monde. L’important, ce n’est peut-être pas le monde mais ce que j’en perçois dans l’immédiat. Ce que je dois retenir, ce n’est peut-être pas que je brasse dans le vide, mais que je tente d’avancer. L’important, c’est qu’on vive ; et surtout qu’on le sente.

Car toutes ces grandes théories, la libération des opprimés, la démocratie synonyme de liberté, ce n’est rien de plus que beau. Quand bien même le pouvoir serait rendu au peuple, subsisteraient les interdits sociaux, les normes, des plus absurdes aux plus normales.

Non, la liberté ne se fera jamais dans un processus collectif.

Je veux dire, nous sommes tous libres, et nous devons regarder cette liberté en face. Après tout, si vraiment je le voulais, je pourrais brûler des voitures, t’aimer follement, et tous les insulter. Certains le feront ; alors ils seront libres. C’est un choix ; on peut très bien cracher sur ces déterminismes. Suis-je libre ? Est-ce qu’un flocon dans la tempête peut choisir sa chute ?

Si je fais tout ça, si je descend dans la rue, c’est pour me sentir vivre ; peut-être que je choisis ma chute.

2 commentaires:

Sasa a dit…

... Plus dure sera la chute. The harder they fall.
VDM.

Anonyme a dit…

Hey, salut cousin,
Très lyrique mais à la fois philosophique ton post ;-) Sur ce thème-ci, la liberté, j'ai trouvé l'une des plus belles réflexions chez Sartre. Je te colle en entier:
"Je crois qu’un homme peut toujours faire quelque chose de ce qu’on a fait de lui, c’est la définition que je donnerai aujourd’hui de la liberté : ce petit mouvement qui fait d’un être social totalement conditionné une personne qui ne restitue pas la totalité de ce qu’elle a reçu, de son conditionnement. L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce que nous faisons de nous-même de ce qu’on a fait de nous."
Voila voila, bon courage pour les dernières semaines avant les vacances!
Je repars vaquer à mes révisions.